

virus [viRys] n. m. 1. Microorganisme parasite des cellules et infectieux. Virus de la grippe, de la poliomyélite. V. encycl.
2. Fig. Goût, passion pour quelque chose. Attraper le virus du collectionneur de télécartes.
3. INFORM Programme difficile à détecter et à localiser, transmissible et pouvant se reproduire lui-même, conçu le plus souvent dans une intention malveillante afin de perturber ou bloquer le fonctionnement des ordinateurs. Le virus se propage par lutilisation dune disquette «infectée». voir article documentaire
virus
Biol. Les virus sont tous des parasites, ce qui laisse penser quil sagit dorganismes régressés, simplifiés, et non des formes primitives de la vie. V. vie. Ils prolifèrent en synthétisant les acides nucléiques de la cellule parasitée. V. nucléique, désoxyribonucléique et ribonucléique. La particule virale a une partie centrale, le virion, constituée dacide nucléique (A.D.N. ou A.R.N.) et quenveloppe une coque, la capside, formée essentiellement de protéines. Autour de la capside peut exister une nouvelle enveloppe, qui contient des éléments de la cellule hôte et assure, semble-t-il, un «camouflage» immunitaire. Les virions sont disposés de façon très régulière, géométrique et, selon leur forme, on distingue trois grandes classes: 1. les virus à symétrie cubique, où les virions forment des solides polyédriques, et à lintérieur desquels lacide nucléique se présente sous forme de filaments enchevêtrés; 2. les virus à structure hélicoïdale, où les virions présentent un canal central entouré dun cylindre dacide nucléique aux filaments régulièrement agencés et entouré dun manchon; 3. les virus à structure double, dont les virions possèdent une tête à structure cubique et une sorte de queue à structure spiralée; ce sont les principaux bactériophages. La nature biochimique du virion permet de déterminer deux grands groupes: les virus à A.D.N. et les virus à A.R.N., dits aussi rétrovirus. Dans le premier groupe, le virion est constitué par un fragment dA.D.N. capable de sinsérer sur des sites particuliers de lA.D.N. chromosomique de la cellule parasitée. Dans le second groupe, exceptionnel parmi les êtres vivants, le virion ne possède que de lA.R.N. Lors de linfection virale, lenveloppe du virion, grâce à sa nature de membrane cytoplasmique, se met en continuité avec celle de la cellule parasitée. De la vésicule ainsi formée, le contenu est libéré dans le cytoplasme selon un processus qui rappelle la phagocytose et le virion est dissocié (phase déclipse) comme sil était digéré; bien quil ne soit plus détectable, il nest pas détruit et la cellule élabore les constituants nécessaires à sa multiplication. Les virus à A.R.N. (dont font partie, notamment, le virus de la grippe et celui du sida) présentent deux modes de multiplication. Au cours de la phase déclipse, les molécules dA.R.N. viral peuvent être répliquées en nouvelles molécules dA.R.N. viral, sous leffet denzymes; chez certains virus à A.R.N., une enzyme, la transcriptase-inverse, peut transcrire une copie sur une molécule dA.D.N. (opération inverse de celle qui se déroule normalement lors de la protéosynthèse). Quant aux virus à A.D.N., ils détournent une partie des mécanismes de protéosynthèse à leur profit. On estime que la plupart des virus peuvent avoir: soit une activité pathologique banale et spécifique; soit une activité génétique et cancérigène; les conditions physico-chimiques de lenvironnement cellulaire chez lorganisme parasité jouent un rôle majeur dans les diverses activités virales. Les antibiotiques sont impuissants face aux virus. En revanche, vaccination et sérothérapie sont possibles. Contre les virus, lorganisme se défend spontanément en élaborant des interférons. V. interféron.