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    religion n. f. 1. Ensemble de croyances ou de dogmes et de pratiques cultuelles qui constituent les rapports de l’homme avec la puissance divine (monothéisme) ou les puissances surnaturelles (polythéisme, panthéisme). Religion chrétienne, musulmane, shintoïste.
    2. Foi, piété, croyance. Avoir de la religion.
    3. État des personnes engagées par des vœux au service de Dieu, de leur Église. Entrer en religion.
    4. Par anal. Sentiment de vénération profonde pour qqch, foi en un idéal. Avoir la religion du progrès.
    5. Loc. fig. Éclairer la religion de qqn, lui apprendre ce qu’il ignorait sur une affaire. Ma religion est faite: je sais à quoi m’en tenir.
    Religion (guerres de), ensemble des troubles et des guerres civiles provoqués en France à partir de 1562 par la Réforme et qui prirent fin en 1598 avec l’édit de Nantes. L’idée de tolérance était alors inexistante dans le monde occidental (et le restera jusqu’au XVIIIe s.). L’unité de la foi était considérée comme une garantie de l’unité du royaume, ce qui explique les problèmes graves que posa l’apparition de la Réforme au XVIe s. Déclenchées par le massacre des protestants à Wassy (1er mars 1562), ces guerres eurent pour princ. épisodes: l’édit de pacification d’Amboise (1563), le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572), la paix de Monsieur (1576), l’assassinat du duc de Guise (1588), que suivit celui du roi Henri III (1589). Le nouveau roi de France, Henri IV, qui avait abjuré le protestantisme en 1572, pour prendre ensuite la tête du parti protestant, renouvela solennellement son abjuration en 1593; il reconquit le royaume et mit fin à la guerre en accordant à ses anciens coreligionnaires l’édit de Nantes (1598).

    chrétien, enne [kRetj&, &n] adj. et n. 1. Qui est baptisé, et, à ce titre, disciple du Christ. Subst. Un chrétien, une chrétienne.
    2. Relatif au christianisme. Foi, morale chrétienne. Les Églises chrétiennes.


    2. Figure de Jésus crucifié. Un christ d’ivoire. Syn. crucifix. voir article documentaire


    christ Jésus de Nazareth fut d’abord, dans le Nouveau Testament, dit christ (oint) par analogie avec l’Ancien Testament qui désignait ainsi le grand prêtre et le roi qui avaient reçu l’onction sainte. Cet adjectif, accolé au nom du Messie, devint un nom: le Christ, Jésus-Christ (les protestants disent Christ, sans article).
    islam n. m. 1. Religion des musulmans, fondée par le prophète arabe Mahomet et qui repose sur sa révélation (V. Coran).
    2. Ensemble des pays et des peuples musulmans, des civilisations musulmanes (le plus souv. avec une majuscule). Un voyage en terre d’Islam.


    islam,

    religion monothéiste fondée par le prophète arabe Muhammad ou Mohammad (nom francisé en Mahomet), qui, vers 610, commença à recevoir, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, la parole de Dieu sous forme de textes qu’il était invité à réciter. Le recueil de ces messages sacrés, établi après la mort du Prophète, est le Coran. L’islam est essentiellement la religion monothéiste révélée au monde par la longue lignée des prophètes (Abraham, Moïse, Jésus) et dont Mahomet est le dernier maillon: le «sceau». Les principaux dogmes de l’islam sont: la croyance en un dieu unique, créateur du monde, incréé, dont les anges sont les ministres; la croyance en la vie future, la résurrection et le jugement dernier. Les obligations cultuelles sont au nombre de cinq: les cinq «piliers» (‘arkan). 1° La profession de foi (shahada): ‘acchadu ‘al-la ‘ilah(a) ‘illa Allah wa-‘anna Muhammad an rasulu-llah, «(J’atteste que) il n’y a pas de divinité si ce n’est Allah (et que) Mahomet est l’envoyé d’Allah.» Il suffit de prononcer cette formule pour être considéré comme musulman. 2° La prière rituelle (©alat ou ©alah), qui a lieu cinq fois par jour, doit être précédée d’ablutions purificatrices. Elle se fait le visage tourné vers La Mecque. Le vendredi, les hommes se retrouvent à la mosquée pour la prière de midi, dirigée par un imam; toutefois, l’islam ignore tout clergé. 3° L’aumône légale (zakat) est un impôt en espèces ou en nature payé sur la récolte ou le gain de l’année et destiné à un fonds de bienfaisance au profit de musulmans. Peu de pays l’ont auj. maintenue; seule la ferveur pousse les musulmans pieux à s’en acquitter. La zakat, sorte d’impôt sur le capital, représentait une législation sociale d’avant-garde. 4° Le jeûne (©awm) du mois du Ramadan (pour rappeler la révélation du Coran) va du lever au coucher du soleil. La faim et la soif font connaître aux riches les conditions de vie des pauvres. 5° Le pèlerinage (•adj), obligatoire une fois dans la vie si le musulman en a les moyens, s’effectue collectivement à La Mecque; le rituel se rapporte à Abraham, qui aurait bâti la Ka‘bah, petit temple cubique dont un angle s’orne d’une pierre donnée par l’archange Gabriel. Toute la législation ne pouvant être tirée du Coran, les musulmans ont cherché dans la vie et dans les paroles du Prophète des règles de vie. Ce recours aux Traditions (V. hadith) créa une science critique qui établit l’authenticité des faits recueillis (les transmetteurs doivent remonter jusqu’à Mahomet); des «corpus» se constituèrent; ceux de Bokhari et de Muslim font autorité. Au Coran et aux Traditions s’ajoutent les principes dégagés par les juristes: consensus sur une question particulière (’djmae), intérêt commun (’isti©lah), interprétation personnelle (ra’y), raisonnement par analogie (qiyas). Les princ. écoles juridiques sont: l’école hanafite (Turquie, Inde, Chine), malikite (Arabie, Afrique du N., Afrique occid., haute Égypte, Soudan), shafi’ite (basse Égypte, Syrie, Arabie du Sud, Malaisie, Indonésie), hanbalite (Arabie). Le monde islamique, ou Islam, comprend aujourd’hui près d’un milliard de croyants (dont 125 millions de chiites), essentiellement répartis en Afrique et en Asie (si on excepte la Turquie d’Europe, les communautés balkaniques, les travailleurs immigrés en Europe occid. et les émigrants d’Amérique).

    Avant de parler de l’expansion de l’islam, signalons deux faits: contrairement aux invasions barbares, au cours desquelles les Barbares étaient assimilés par les pays qu’ils conquéraient, l’islam s’imposa partout aux vieilles civilisations; les territoires devenus musulmans le sont restés, sauf en Espagne et dans quelques sultanats de l’Inde. La première période de l’expansion dure un siècle (de la mort de Muhammad à la fin du califat omeyyade): conquête de la Syrie-Palestine (634-640), de l’Irak (636-641), de l’Arménie puis de l’Iran (642), de l’Égypte (639-642), du Maghreb (669-705), de l’Espagne et de la Gaule narbonnaise (711-750). L’Indus est atteint en 710-713. Sous les Abbassides, les Baléares, la Sicile et Malte sont conquises. La conquête de l’Inde commence vers l’an mille: vallée du Gange (1192-1209), puis toute la péninsule (XIVe s.), mais cette conquête ne se maintiendra pas. L’islam touche l’Indonésie au XIIIe s. Au XIVe s., Java a des souverains musulmans. Non arabes, les Turcs ottomans répandirent l’islam en Europe balkanique, de l’Albanie à la Bosnie (envahies dès le XVe s.). Au sud du Sahara, l’islam s’installe dès l’an mille (Niger, 1009-1010); ensuite apparaissent des royaumes musulmans (Mali au XIIIe s.), mais seules les classes de lettrés ou de guerriers sont islamisées; les masses ne le seront qu’aux XVIIIe et XIXe s., principalement par l’action des confréries. Aux XIVe-XVIe s., c’est l’islamisation des petits royaumes entre Nil et Tchad; aux XIXe et XXe s., l’islam progresse au Kenya et au Tanganyika. Dans tous les pays conquis, l’islam marqua de son sceau la vie sociale, l’art, la pensée. La simplicité du dogme, la tolérance à l’égard des anciennes coutumes ont favorisé les conversions, donnant la fierté d’appartenir à une immense communauté (la umma), fraternelle et riche d’un passé glorieux. Depuis les années 1970, dans tout le monde arabe, s’est développé un mouvement qu’on nomme abusivement intégriste ou islamiste. Réduisant l’islam à la chari’a et retenant de celle-ci les aspects les plus réactionnaires, ou «anti-modernistes», ce mouvement a été favorisé par des régimes autoritaires que par la suite il a menacés.



    devil Show phonetics
    noun [C]
    1 an evil being, often represented in human form but with a tail and horns
    2 INFORMAL someone, especially a child, who behaves badly:
    Those little/young devils broke my window.
    3 INFORMAL HUMOROUS a person who enjoys doing things people might disapprove of:
    "I'm going to wear a short black skirt and thigh-length boots." "Ooh, you devil!"
    Have another slice of cake - go on, be a devil!
    4 INFORMAL used with an adjective to describe someone and express your opinion about something that has happened to them:
    I hear you've got a new car, you lucky devil!
    He's been ill for weeks, poor devil.


    god (SPIRIT) Show phonetics
    noun [C]
    1 a spirit or being believed to control some part of the universe or life and often worshipped for doing so, or a representation of this spirit or being:
    the ancient Greek gods and goddesses
    See also the gods.
    2 someone who is very important to you, whom you admire very much, and who greatly influences you:
    His most devoted fans think of Elvis Presley as a sort of god.
    soul (SPIRIT)
    the spiritual part of a person which some people believe continues to exist in some form after their body has died, or the part of a person which is not physical and experiences deep feelings and emotions:
    She suffered greatly while she was alive, so let us hope her soul is now at peace.
    art
    1 [U] the making of objects, images, music, etc. that are beautiful or that express feelings:
    Can television and pop music really be considered art?
    I enjoyed the ballet, but it wasn't really great art.
    2 [U] the activity of painting, drawing and making sculpture:
    Art and English were my best subjects at school.
    an art teacher
    3 [U] paintings, drawings and sculptures:
    The gallery has an excellent collection of modern art.
    an exhibition of Native American art
    Peggy Guggenheim was one of the twentieth century's great art collectors.
    The Frick is an art gallery in New York.
    4 [C] an activity through which people express particular ideas:
    Drama is an art that is traditionally performed in a theatre.
    Do you regard film as entertainment or as an art?
    She is doing a course in the performing arts.
    5 [C] a skill or special ability:
    the art of conversation
    Getting him to go out is quite an art (= needs special skill).